FAQ

Foire Aux Questions

Voici la réponse à quelques questions parmi les plus posées. Si ce qui suit ne répond pas à vos interrogations, n'hésitez pas à communiquer avec moi, il me fera plaisir de vous répondre.

Parachute, Parapente, deltaplane??? Un beau méli-mélo...

Parachute rectangulaire : aéronef de toile non rigidifié par une structure métallique ou autre. Sa forme lui est simplement donnée par la pression interne dû à son déplacement dans l'air. Il sert essentiellement à ralentir la chute du parachutiste ( d'où son nom ), qui l'ouvre après s'être lancé de l'avion. Il n'a que peu de vitesse horizontale et un taux de chute élevé ( la vitesse à laquelle il descend ), donc il ne peut parcourir de distances appréciables et ne peut, sauf exception, exploiter d'ascendances qui permettraient au pilote de se maintenir en l'air très longtemps. Il se pilote à l'aide de poignées que l'on nomme "freins".

Parapente : aéronef de toile non rigidifié par une structure métallique ou autre. Sa forme lui est simplement donnée par la pression interne dû à son déplacement dans l'air. Il est déjà ouvert ( gonflé ) au moment du décollage, décollage qui s'effectuele plus souvent du haut d'un sommet montagneux. Son faible taux de chute permet au pilote de rester en l'air beaucoup plus longtemps que le parachute et même d'exploiter des ascendances thermiques. De même, sa bonne vitesse horizontale lui permet de parcourir des distances appréciables.

Bien qu'il soit né de l'évolution du parachute, ses performances sont incomparables et seul le préfixe "para" l'apparente au parachute. Grossièrement, il se pilote à l'aide de poignées que l'on nomme "freins".

Deltaplane : aéronef de toile rigidifié par une structure métallique. Ses performances sont supérieures au parapente et contrairement à lui, il se pilote en position couchée plutôt qu'assise. Le pilotage s'effectue par transfert de poids à l'aide de la "barre de contrôle". Son nom lui vient de sa forme plutôt triangulaire, d'où le préfixe "delta".

Parapente = sport extrême : Contrairement à cette conception fort répandue qui provient de la méconnaissance du public et surtout des médias, le parapente ne saurait être rangé aux côtés des sports extrêmes, tels que le base-jump, pour ne donner qu'un exemple. Certes, le "feeling" qu'il procure peut en être proche.

Tout sport aérien devient extrême lorsqu'on tente d'en repousser les limites, en particulier celles de la sécurité. Au contraire, le parapente est un sport comme un autre lorsqu'il est pratiqué de façon sécuritaire et en respectant les éléments. Les lois de la physique du vol sont les mêmes pour un parapente ou un 747. Or, voler en 747 est-il un sport extrême ?

( Petite anecdote : Au Québec, le doyen des pilotes de parapente est un septuagénaire heureux et...bien en vie ! ).

Parapente = sport saisonnier : Détrompez-vous ! De plus en plus de stations de ski sont ouvertes et même charmées par la croissance de ce sport en période hivernale.

En ce qui concerne le froid, comparons simplement le parapente au ski : allons-nous skier par -30 degrés ? Par -10 ou -15 c'est encore agréable, à condition d'être bien vêtus. Le parapente peut se pratiquer à l'année.

Trop de vent, pas assez ?? : Entre pilotes, on s'amuse bien ( sans méchanceté toutefois ) lorsqu'on observe les conditions sur un site de vol fréquenté par des non volants et que des curieux s'approchent tour à tour pour demander : pas assez de vent ? trop de vent ?

Les vitesses de vent avec lesquelles un parapentiste peut décoller sont de l'ordre de 0 à 25 km/h, selon le site, les conditions aérologiques du moment et le niveau du pilote. Le vent doit être idéalament de face, quoique l'on puisse accepter du vent légèrement de travers, s'il est modéré.

Altitude vs oxygène : En vol, les problèmes reliés à la raréfaction de l'oxygène ne commencent à se manifester qu'à une altitude d'environ 3500 mètres ( niveau de la mer ). Or, à moins de monter dans une ascendance jusqu'à cette altitude, ce n'est pas du haut des sites québécois ( qui généralement n'excèdent pas 300-400 mètres ) qu'une telle chose risque de vous arriver.

Parapente vs vertige : Pour avoir amené en vol biplace tant de gens qui ne croyaient pas pouvoir voler à cause de la sensation de vertige, je peux affirmer sans me tromper que ce mystérieux malaise est un phénomène relié au sol. En effet, il disparaît presque en tous les cas dès que les pieds quittent le sol. Je suis moi-même épris de vertige et pourtant je vole depuis bientôt 8 ans...

Les fameuses "poches d'air" : Il est vrai que la masse d'air n'est pas toujours immobile. Parfois, des masses d'air chauffées au sol s'élèvent en raison de leur différence de température avec l'air ambiant. Ce sont des "thermiques" ou "ascendances thermiques".

Si ça monte quelque part, il faut bien que ça redescende ailleurs, sinon on se retrouverait avec des zones absentes d'air, du vide quoi ! Or, la nature a horreur du vide.

Ce sont ces masses d'air descendantes, communément nommées "poches d'air" ou "trous d'air", que l'on peut rencontrer en vol. Certes, elles nous font perdre de l'altitude plus qu'à l' habitude, mais ne se comparent en rien à celles rencontrées par un avion de ligne à haute altitude...

Y a t'il un âge limite pour aborder le parapente ? : Non. L'âge minimum, qui était de 16 ans il y a quelques années, a été purement aboli. En Europe, il n'est pas rare de rencontrer des jeunes de 14 ans sur la pente école.

Quant à savoir s'il y a un âge maximum...eh bien, pas plus ! En fait, tout est fonction de votre condition physique. L'effort le plus exigeant dans cette activité, c'est de monter son bardas sur le décollage ! Le problème se trouve vite résolu lorsque les sites sont accessibles en véhicule.

Encore une fois, il n'est pas rare ( au Québec également ) de rencontrer des libéristes ( hommes/femmes volant(e)s ) d'âge respectable.